Votre panier est vide
Dans cette autobiographie, Blouin retrace son remarquable parcours de révolutionnaire africaine.
« Nous qui avons été colonisés, nous ne pouvons jamais oublier ».
Andrée Blouin - autrefois qualifiée de femme la plus dangereuse d'Afrique - a joué un rôle de premier plan dans les luttes pour la décolonisation qui ont secoué le continent dans les années 1950 et 1960, conseillant les dirigeants postcoloniaux de l'Algérie, des deux Congo, de la Côte d'Ivoire, du Mali, de la Guinée et du Ghana.
Dans cette autobiographie, Mme Blouin retrace son remarquable parcours de révolutionnaire africaine. Née en Afrique équatoriale française et abandonnée à l'âge de trois ans, elle a enduré des années de négligence et d'abus dans un orphelinat colonial, dont elle s'est échappée après avoir été forcée par des religieuses à contracter un mariage arrangé à l'âge de quinze ans. Elle s'est ensuite radicalisée à la suite de la mort de son fils de deux ans, à qui les autorités françaises avaient refusé des médicaments contre le paludisme parce qu'il était aux quatre quarts africain.
En Guinée, où Blouin participe activement à la campagne pour l'indépendance de Sékou Touré, elle entre en contact avec les dirigeants du mouvement de libération du Congo belge. Elle a vécu de près la tragédie congolaise en tant que conseillère de Patrice Lumumba, dont elle raconte l'arrestation et l'assassinat avec des détails inoubliables.
Blouin offre une vue d'ensemble du nationalisme panafricain, saisissant les subtilités de la diplomatie révolutionnaire, de la camaraderie et de la trahison. En plus des portraits intimes des leaders du mouvement, Blouin donne un aperçu de la contribution souvent négligée des femmes africaines dans la lutte pour l'indépendance.